RDC : Human Rights Watch dénonce des arrestations arbitraires et des détentions secrètes

Droits Humains22 mai 2026

Human Rights Watch a dénoncé une dégradation de la situation des droits humains en République démocratique du Congo, accusant les autorités congolaises de procéder à des arrestations arbitraires et à des détentions dans des lieux secrets liés au Conseil national de cyberdéfense (CNC).

Cette alerte intervient à l’issue d’une visite effectuée à Kinshasa par le directeur exécutif de l’organisation, Philippe Bolopion.

Selon Human Rights Watch, des journalistes, opposants politiques et activistes feraient l’objet de mesures de répression dans plusieurs dossiers récents.

« La répression actuelle en RD Congo rappelle de manière inquiétante l’ère Joseph Kabila », a déclaré Philippe Bolopion.

Au cours de son séjour à Kinshasa, l’organisation indique avoir rencontré la Première ministre Judith Suminwa ainsi que plusieurs membres du gouvernement afin d’échanger sur la situation sécuritaire et les droits fondamentaux dans le pays.

Human Rights Watch a appelé le gouvernement du président Félix Tshisekedi à garantir le respect de la liberté d’expression, des procédures judiciaires et des droits des personnes arrêtées.

L’organisation plaide également pour un renforcement de la lutte contre l’impunité à travers la création de chambres judiciaires mixtes intégrant des magistrats internationaux afin de juger les crimes graves commis en RDC.

Par ailleurs, Human Rights Watch demande aux partenaires internationaux, notamment à l’Union européenne, de soutenir les enquêtes judiciaires et de sanctionner les personnes impliquées dans des crimes ou dans le soutien à des groupes armés.

L’ONG a aussi dénoncé les violences commises dans l’est de la RDC par le M23, soutenu selon plusieurs rapports internationaux par le Rwanda, ainsi que l’impunité persistante autour des crimes visant les populations civiles.

JLB

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