Ebola : Washington impose de nouvelles restrictions aux voyageurs venus d’Afrique centrale

Santé19 mai 2026

L’épidémie d’Ebola qui progresse en Afrique centrale commence à provoquer des réactions fermes sur la scène internationale. Craignant une propagation du virus au-delà du continent africain, les États-Unis ont annoncé une série de mesures restrictives visant plusieurs pays touchés par la maladie, notamment la République démocratique du Congo, l’Ouganda et le Soudan du Sud.

Entre suspension de visas et interdiction temporaire d’entrée sur le territoire américain, Washington affiche sa volonté de renforcer la surveillance sanitaire face à cette nouvelle menace épidémique.

Cette mesure, prévue pour une durée initiale de 30 jours, permettra aux autorités américaines d’évaluer plus précisément les risques sanitaires liés à la propagation du virus Ebola.

Selon les informations publiées sur le site de l’ambassade des États-Unis en Ouganda, Washington a également décidé de suspendre temporairement le traitement de plusieurs catégories de visas. Sont notamment concernés les visas d’immigration ainsi que les visas non-immigrants destinés aux touristes, voyageurs d’affaires, étudiants, visiteurs d’échange et autres catégories similaires.

Par ailleurs, Massad Boulos, conseiller principal du président américain pour l’Afrique, a annoncé que les États-Unis préparent une enveloppe d’urgence de 13 millions de dollars afin de soutenir les efforts de riposte contre l’épidémie.

Il a également précisé que Washington mobilise des financements via les mécanismes des Nations unies, notamment les fonds communs de l’OCHA, pour renforcer la coordination de l’aide humanitaire en RDC et en Ouganda.

Pendant ce temps, la situation sanitaire continue de susciter de vives inquiétudes dans la région. En Ouganda, deux cas confirmés ainsi qu’un décès ont déjà été signalés, selon les données de l’Africa CDC.

En République démocratique du Congo, la province de l’Ituri demeure l’un des principaux foyers de l’épidémie liée à la souche dite « Bundibugyo ». D’après les chiffres officiels, cette nouvelle flambée a déjà causé plus d’une centaine de décès, tandis que plus de 500 cas suspects font actuellement l’objet d’analyses.

Jevic Ebondo

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