
Dans plusieurs pharmacies et points de vente de Bunia, le prix des cache-nez connaît une forte hausse depuis la résurgence de Ebola virus disease en Ituri.

Vendu auparavant à 500 francs congolais, un cache-nez coûte désormais entre 1 000 et 1 500 FC. Les désinfectants, lavabos et autres produits sanitaires deviennent également de moins en moins accessibles pour de nombreuses familles.
Au quartier Bigo, dans la commune de Shari, Masika Katembo Jeannette, pharmacienne, explique que cette augmentation est liée à la forte demande observée depuis l’annonce de la 17ᵉ épidémie d’Ebola.
« Avant, un carton de cache-nez coûtait 3 dollars américains. Aujourd’hui, il se vend jusqu’à 10 dollars », affirme-t-elle.
Cette flambée des prix inquiète plusieurs habitants de Bunia. Au quartier Lumumba, James Bila dit éprouver des difficultés à protéger sa famille.
« J’ai dix personnes à charge. Acheter des cache-nez chaque jour devient impossible pour nous », déplore-t-il.
Dans le quartier Bakonko, Malo Malodra appelle le gouvernement à distribuer gratuitement des matériels de prévention afin de soulager la population.
La situation est également signalée dans la zone de santé de Nyankunde, où les habitants dénoncent la hausse du prix des désinfectants et des équipements de lavage des mains.
Un désinfectant vendu auparavant à 5 000 FC coûte désormais près de 10 000 FC, tandis que les lavabos sont passés de 8 000 à environ 15 000 FC.
Dans plusieurs quartiers de Bunia, des habitants craignent que le coût élevé des produits sanitaires empêche une partie de la population de respecter correctement les mesures barrières contre Ebola.
Reagan Bin Kakani depuis Bunia