Sanctions contre Kabila : Tshisekedi assume ses accusations et durcit le ton

Actualité6 mai 2026

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a affiché une posture sans équivoque mercredi 6 mai lors d’une conférence de presse à Kinshasa en réagissant aux sanctions américaines visant son prédécesseur, Joseph Kabila. Entre justification et mise en cause directe, le chef de l’État assume pleinement ses positions.

Interrogé sur la décision de Washington d’inscrire Joseph Kabila sur la liste noire du Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC), Félix Tshisekedi a revendiqué une lecture qu’il dit constante.

« Les Américains ont constaté ce que j’avais déjà constaté. Ils sont les mieux informés », a-t-il affirmé, avant d’ajouter : « Ça ne m’étonne pas ».

Dans la foulée, le président congolais a rejeté toute accusation de manipulation ou d’exagération. « Je ne suis pas un menteur », a-t-il insisté, assumant ses déclarations antérieures sur les liens présumés entre son prédécesseur et la rébellion AFC/M23, active dans l’Est du pays.

Félix Tshisekedi a toutefois rappelé qu’une ouverture politique avait été envisagée après les dernières élections. « Joseph Kabila était invité à mon investiture en 2024 après les élections de 2023 », a-t-il révélé, laissant entendre qu’un climat d’apaisement avait été recherché à l’époque.

Mais le ton s’est nettement durci sur la situation actuelle. « Joseph Kabila est sorti clandestinement du pays », a déclaré le chef de l’État, sans fournir de précisions supplémentaires sur les circonstances de ce départ.

Ces prises de position interviennent dans un contexte politique tendu, marqué par les sanctions américaines contre l’ancien président, accusé de liens avec la rébellion AFC/M23. Elles traduisent une volonté du pouvoir en place de maintenir la pression politique tout en s’alignant sur une dynamique internationale de sanctions.

Ditsh

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