RDC : vers un bras de fer entre l’Église catholique et l’UDPS ?

Actualité21 juin 2026

La tension monte de nouveau entre l’Église catholique et l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), samedi, après la prise de position des prélats catholiques qui se sont opposés au changement de la Constitution, déclarant : « Nous n’y voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité », par ailleurs Ces évêques ont souligné l’urgence de la tenue d’un dialogue qui selon eux permettra de consolider la cohésion nationale et surtout d’organiser les élections dans le respect des délais constitutionnels.

Toujours le même samedi, le secrétaire général faisant intérim du président a.i. de l’UDPS, Augustin Kabuya, s’en est pris aux prélats catholiques. « La CENCO a le droit de donner son point de vue. Nous aussi, nous en avons le droit. Nous allons changer la Constitution, qu’ils le veuillent ou pas », a-t-il affirmé au cours de cette matinée politique.

Et d’ajouter : « Nshole n’a aucun mandat. Ambongo non plus n’a aucun mandat, Ils n’ont aucun mandat … ils ont de la chance, parce qu’ils ont à la tête de ce pays un président bien éduqué » a-t-il déclaré.

En outre samedi matin, un groupe de militants se réclamant de la Force du Progrès aurait occupé sans autorisation l’espace situé devant l’Archevêché de Kinshasa pour y tenir diverses activités et y implanter les insignes de l’UDPS. C’est ce qu’a révélé, dans un communiqué, l’abbé Clet-Clay Mamvemba, secrétaire-chancelier du cardinal Fridolin Ambongo.

Selon ce communiqué, « invités à libérer les lieux, ils (les personnes se réclamant de la Force du Progrès) ont proféré des injures et des menaces envers les autorités de l’Église. Mais grâce à l’intervention diligente des services compétents de la Police nationale congolaise, le calme a été rétabli et aucun incident majeur n’a été enregistré ».

Pour l’Église catholique de Kinshasa, cette « provocation inacceptable » constitue une situation qu’elle « condamne fermement », tout en estimant que de tels agissements représentent « une atteinte grave au droit de propriété, au respect dû aux institutions ecclésiastiques, à la sacralité des lieux de culte et aux principes fondamentaux du vivre-ensemble ».

Autre fois en odeur de sainteté Jean-Marc Kabund évoquait en 2018, le succès des marches organisées par le Comité laïc de coordination (CLC), avec le soutien de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), contre le maintien au pouvoir de Joseph Kabila. Comme le résultat de collaboration entre les fidèles catholiques et les militants de l’UDPS.

Jevic Ebondo

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