
Les piques ne s’arrêtent plus entre le pouvoir et l’opposition. Trois jours après les accusations du chef du parti présidentiel contre l’Opposition. Ados Ndombasi a sorti l’artillerie lourde pour répliquer. « Ils veulent incendier les ambassades comme ils avaient fait le 28 janvier 2025, afin d’en faire porter la responsabilité au pouvoir en place », avait invectivé le SG de l’UDPS lors d’une matinée politique.
Mais au sein de l’Opposition, Kabuya est tout, sauf une « personnalité crédible ». « Il n’est pas sérieux. Vous savez que Kabuya entretient une milice en République démocratique du Congo, appelée Force du Progrès, qui abuse des citoyens et citoyennes congolais », a répliqué Ados Ndombasi dans une interview exclusive accordée ce mardi 23 juin à Authentic360.cd.
L’ancien député, connu pour sa combinaison de couleur orange, a également évoqué le bilan du sit-in organisé par la coalition C64 de l’Opposition le 12 juin et « violemment réprimée par la Police ». Les chiffres sont particulièrement préoccupants.
« Des personnes ont été blessées à la machette, avec des barres de fer et à l’aide des moellons utilisés par la milice Force du Progrès de l’UDPS », a-t-il affirmé.
Au total, les organisateurs font état de 338 blessés graves et de 22 cas d’agressions sexuelles commises contre des femmes ont été enregistrés. Selon Ados Ndombasi, les Forces du Progrès, « soutenues et accompagnées par la Police congolaise et les services de renseignement », sont auteurs de ces actes. La manifestation visait, selon les organisateurs, à faire barrage à toute initiative de changement de Constitution.
Après des premières accusations contre des membres de la « Force du progrès », une branche de la Ligue des jeunes de l’UDPS, le parti avait dénoncé des « infiltrations », allant jusqu’à porter plainte, lundi au parquet près la Cour de cassation.
Jevic Ebondo