
Figure emblématique de la vie politique congolaise, Catherine Nzuzi wa Mbombo est décédée ce mercredi à Kinshasa, à l’âge de 81 ans, selon plusieurs sources concordantes. Sa dépouille est actuellement conservée à la morgue de la Clinique Ngaliema.
Née le 19 décembre 1944 à Tshumbe, dans l’actuelle province du Sankuru, elle s’est imposée comme l’une des rares femmes à accéder aux plus hautes sphères du pouvoir en République démocratique du Congo, dans un contexte politique longtemps dominé par les hommes.
Au cours de sa longue carrière, entamée à la fin des années 1960, Catherine Nzuzi wa Mbombo a occupé plusieurs fonctions de premier plan. Elle fut notamment bourgmestre de la commune de la Gombe à Kinshasa, avant de devenir gouverneure du Bas-Zaïre (actuel Kongo Central). Elle a également été membre du gouvernement à différentes périodes.
Sous le régime du maréchal Mobutu Sese Seko, elle accède à l’un des postes les plus influents du pays en devenant vice-présidente du Mouvement populaire de la révolution (MPR), formation politique unique de l’époque.
Après la chute du régime en 1997, elle fera un retour progressif sur la scène politique, participant notamment aux institutions de la transition et se portant candidate à l’élection présidentielle de 2006.
Avec une carrière politique s’étendant sur près de cinq décennies, Catherine Nzuzi wa Mbombo laisse l’image d’une femme de pouvoir, pionnière de l’engagement féminin en politique et actrice majeure de l’histoire politique congolaise.