
D’immenses flaques d’eaux stagnantes ont transformé la chaussée en véritable lac artificiel sur l’avenue Haut-Congo, dans la commune de la Gombe à Kinshasa, offrant un spectacle d’insalubrité et de dégradation avancée devant le siège de l’Agence congolaise de presse (ACP) et à proximité de l’Institut international d’agriculture tropicale (IITA).

La route, devenue boueuse et difficilement praticable, est envahie par des déchets plastiques flottants, tandis que des odeurs pestilentielles d’urines et d’eaux usées se dégagent tout au long du tronçon.
Sur place, les véhicules peinent à traverser cette partie de la chaussée complètement submergée. Certains conducteurs sont contraints de s’arrêter avant les grandes flaques d’eau, faute de passage praticable, pendant que les piétons tentent de contourner les mares en longeant les bords boueux de la route.
Malgré ces conditions jugées préoccupantes pour la santé publique, plusieurs femmes continuent de vendre de la nourriture à quelques mètres seulement des eaux stagnantes et des toilettes publiques dégageant une forte odeur.
« Cette eau vient de l’ACP, nous ne savons même pas si ce sont les eaux de fosses septiques ou quoi. Elles dégagent une odeur très désagréable. Nous vendons dans ces conditions en plein centre-ville », a confié ce vendredi à Authentic360 une vendeuse rencontrée sur place.

Selon un chauffeur, cette situation perturbe fortement la circulation sur cette avenue stratégique de la capitale congolaise.
« On s’arrête souvent à la DGI soit on prend cette avenue (Haut-Congo) mais on s’arrête juste ici devant ces eaux puisque c’est pas possible d’arriver à l’avenue Plateau », a-t-il souligné.
Des vendeurs ambulants dénoncent également une situation qui dure depuis plusieurs mois sans intervention visible des autorités locales, alors que plusieurs institutions publiques sont installées dans cette zone administrative de la capitale.
Ditsh