
Chaque matin, habitants, élèves et commerçants de Mvunda Manenga traversent le pont avec angoisse. Sous leurs pas, les planches craquent, la structure vacille et la peur d’un effondrement grandit de jour en jour. En saison des pluies, l’ouvrage devient glissant, fragile et presque impraticable, compliquant davantage les déplacements entre les communes de la N’sele et de Mont-Ngafula.

Vétuste et fragilisé par le temps, ce pont constitue pourtant un passage indispensable pour la circulation des personnes et l’évacuation des produits agricoles vers les marchés.

Construit avant les années 1980 par des jeunes du quartier, le pont de Mvunda Manenga enjambe la rivière N’djili. Réalisé en bois et en paille, il facilitait autrefois les déplacements entre les deux communes. Mais le manque d’entretien l’a plongé dans un état de délabrement avancé.
Planches usées, fissures visibles et structure instable exposent quotidiennement les usagers à de graves risques. Jean-Rober Kanga, ancien du quartier, connaît bien l’histoire et l’importance socio-économique de cet ouvrage.

« Ce pont date de longtemps et c’est le seul ouvrage de la contrée. Notre souhait est que les autorités construisent un pont capable de permettre le passage des motos à trois roues afin de faciliter l’évacuation des produits agricoles », a-t-il déclaré.
Face à cette situation, les habitants lancent un appel aux autorités municipales et provinciales afin de réhabiliter le pont ou de le remplacer par une infrastructure durable en béton. Pour Sylvanie Malamu, enseignante dans le quartier, les élèves sont les premières victimes de cette détérioration.
« La dégradation de ce pont pénalise surtout les élèves des deux rives. Certains vivent à N’sele et étudient à Mont-Ngafula, tandis que d’autres effectuent le trajet inverse. Ils éprouvent beaucoup de difficultés à traverser », souligne l’enseignante.
Les habitants de coin attendent de ces autorités compétentes la construction d’un nouveau pont afin d’assurer le passage et les échanges entre les communes de Mont-Ngafula et de la N’sele.
Dieumerci Diaka