Washington sanctionne Joseph Kabila, son clan dénonce un appui américain à la dictature

Actualité1 mai 2026

Un nouvel épisode de tension internationale secoue la scène politique congolaise : la décision de Washington de sanctionner ravive les fractures internes et alimente un bras de fer entre l’ancien régime dirigé par Joseph Kabila et le pouvoir en place sous le règne de Félix Antoine Tshisekedi.

Réagissant aux sanctions américaines prises contre l’ancien président de la République, le cabinet voit dans ces mesures un soutien implicite « à la dictature et à la tyrannie ». Dans un communiqué consulté ce vendredi par Authentic.cd, ses proches se disent surpris et dénoncent des sanctions « fondées sur le narratif du pouvoir de Kinshasa », affirmant que les accusations portées contre lui n’ont jamais été étayées par des preuves devant la justice militaire congolaise, qu’ils qualifient « d’inféodée ».

Alors que Washington accuse l’ex-chef de l’État de chercher à « déstabiliser le gouvernement de la RDC en soutenant les rebelles du M23/AFC », son cabinet justifie sa posture en invoquant la Constitution congolaise.

« Faire échec à tout pouvoir qui s’exerce en violation de la Constitution est, aux termes de l’article 64, un devoir impératif pour tout citoyen », soutient-il.

Jeudi, les États-Unis ont officiellement sanctionné. Selon le Département d’État, « grâce à son soutien financier et politique, ces groupes armés sont devenus les principaux vecteurs de violence et d’instabilité dans la région », a déclaré son porte-parole, , dans un communiqué relayé par l’AFP.

Désormais inscrit sur la liste noire de l’OFAC, l’ancien président fait face au gel de ses éventuels avoirs aux États-Unis ainsi qu’à une interdiction de toute transaction avec des citoyens ou entités américaines.

Jevic Ebondo

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