
À Matadi Kibala, dans la commune de Mont-Ngafula, l’espoir d’un marché moderne laisse progressivement place au doute. Plus d’un mois après l’annonce du lancement des travaux, le site reste vide. Aucune machine, aucun ouvrier, aucune trace de chantier : seulement un terrain occupé… et des questions sans réponse.
Sur place, le constat est sans appel. Là où devait s’élever une nouvelle infrastructure commerciale, des vendeurs ont repris leurs activités, comme si le projet n’avait jamais existé. Entre étals improvisés et allées poussiéreuses, la vie a repris son cours, mais dans un climat d’incertitude palpable.

« On nous avait dit les travaux allaient commencer, mais jusqu’à aujourd’hui, il n’y a rien. Même pas un signe. Nous sommes fatigués des promesses », confie une commerçante rencontrée sur le site, visiblement inquiète.
Dans les regards, on lit à la fois la résignation et la méfiance. Car pour beaucoup, cette attente ravive de mauvais souvenirs. En 2020 déjà, une première pierre avait été posée pour un projet similaire… resté sans suite.

« Nous avons peur que cela recommence. On annonce, puis plus rien. Nous voulons juste savoir si ce marché sera vraiment construit », ajoute un autre vendeur.
Le marché de Matadi Kibala représente pourtant bien plus qu’un simple chantier. Pour ces commerçants, il s’agit d’un espoir d’amélioration des conditions de travail : un espace structuré, sécurisé, et plus salubre.Mais aujourd’hui, c’est l’incertitude qui domine.
L’absence de communication officielle alimente les inquiétudes, tandis que le site, censé être interdit pour cause de travaux, reste occupé sans encadrement.

Face à cette situation, certains habitants appellent les élus provinciaux de Mont-Ngafula à s’impliquer davantage pour obtenir des clarifications et accélérer la mise en œuvre du projet.
En attendant, à Matadi Kibala, entre poussière, débrouille et promesses suspendues, la population observe… et espère encore voir un jour les travaux commencer.
DAK