
Au lendemain de la journée « ville morte » qu’elle a décrétée, la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64) a annoncé, ce jeudi 04 juin 2026, le dépôt d’une plainte contre le président de la République, Félix Tshisekedi, qu’elle accuse de « violation de la Constitution » et de tentative de remise en cause de l’ordre constitutionnel.
La plainte sera déposée le 9 juin prochain, a déclaré l’opposant Martin Fayulu à l’issue d’une réunion de la plateforme tenue à Kinshasa.
Au-delà de cette démarche judiciaire, le C64 prévoit également l’organisation d’un sit-in devant le Palais du peuple le 12 juin prochain afin de manifester son opposition à la proposition de loi relative à l’organisation du référendum.
Cette mobilisation intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour de cette initiative parlementaire. Lors de l’examen et de l’adoption de la proposition de loi sur le référendum, en mai dernier à l’Assemblée nationale, les députés de l’opposition avaient boycotté la séance plénière. Ils accusent la majorité au pouvoir de vouloir préparer un changement de la Constitution à travers ce texte.
De son côté, la majorité présidentielle rejette ces accusations. Elle estime que le débat sur les réformes institutionnelles est légitime et soutient qu’aucune disposition ne devrait être considérée comme intouchable lorsqu’il s’agit de répondre aux aspirations du peuple congolais.
Par ailleurs, l’appel du C64 à observer une journée « ville morte » mercredi dernier a eu un impact visible dans plusieurs quartiers de Kinshasa. La capitale congolaise n’a pas affiché son animation habituelle, avec une circulation relativement réduite sur plusieurs grands axes, habituellement marqués par d’importants embouteillages.
Cette action visait à exprimer le rejet de la coalition face à la proposition de loi sur l’organisation du référendum, qu’elle considère comme une menace potentielle pour l’ordre constitutionnel en vigueur.
Jevic Ebondo