
La Haute cour militaire a ouvert ce jeudi à Kinshasa le procès de plusieurs officiers supérieurs des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), dont le général d’armée Christian Tshiwewe, dans une affaire de présumé complot et de tentative de déstabilisation de l’ordre constitutionnel.
Selon l’extrait de rôle lu à l’audience par la greffière, les prévenus sont accusés d’avoir « fomenté un complot dans le but de changer par les armes le régime constitutionnel » en République démocratique du Congo.
Au total, sept prévenus ont été formellement identifiés à l’ouverture de l’audience. Il s’agit notamment du général d’armée Christian Tshiwewe, ancien chef d’état-major des FARDC, du général-major Maurice Nyembo, ainsi que de plusieurs généraux de brigade et colonels impliqués dans le dossier.
La greffière a également indiqué que d’autres prévenus, dont un colonel, un général ainsi que le civil Pascal Nyembo Muyumba, sont en fuite. Le ministère public a sollicité leur jugement par défaut.
Les prévenus sont poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment complot, propagation de faux bruits, apologie du terrorisme, trahison, violation des consignes, désertion à l’étranger, détention illégale d’armes et incitation à commettre des actes contraires au devoir et à la discipline.
Le premier président de la Haute cour militaire, le lieutenant-général John Mutombo Katalay, a confirmé que les prévenus absents seront jugés par défaut conformément à la procédure judiciaire militaire.
Au centre de ce dossier, le général d’armée Christian Tshiwewe est présenté comme l’un des principaux mis en cause. Il est poursuivi pour complot, trahison, violation de consignes, détention illégale d’armes et tentative de renversement de l’ordre constitutionnel.
Selon les éléments présentés à l’audience, l’ancien chef d’état-major des FARDC est également accusé d’avoir détenu illégalement, dans sa résidence de la Gombe, un important arsenal de guerre comprenant 92 kalachnikovs, 12 RPG-7 et des milliers de munitions, saisis le 9 juillet 2025.
Il lui est en aussi reproché d’avoir, entre 2020 et juillet 2025, agi de concert avec plusieurs co-prévenus dans la préparation et la mise en œuvre d’un projet de complot armé visant à renverser l’ordre constitutionnel en République démocratique du Congo.
Ancien chef d’état-major général des FARDC et jusqu’à son interpellation conseiller militaire du chef de l’État, nommé en décembre 2025, a été interpellé par les services de sécurité en décembre 2025 dans le cadre d’une enquête ouverte sur une présumée tentative de déstabilisation des institutions de la République.
Il a ensuite été transféré à l’auditorat militaire en janvier dernier, avant d’être placé à la prison militaire de Ndolo, où il est détenu dans le cadre de la procédure judiciaire en cours.
Ditsh