
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) a annoncé, dans un communiqué publié ce jeudi 4 juin 2026, la suspension du prédicateur Jules Mulindwa de tous les médias opérant en République démocratique du Congo pour une durée de 30 jours.
Le régulateur reproche au responsable de l’Église pentecôtiste Lumière du Monde Cité de Refuge des propos à caractère injurieux, méprisant et discriminatoire, notamment à l’égard de membres de partis politiques de l’opposition.
Selon le CSAC, Jules Mulindwa avait été convoqué le 28 mai dernier afin de présenter ses moyens de défense. Toutefois, il n’aurait pas répondu à cette invitation, réservant une fin de non-recevoir à l’interpellation de l’organe de régulation.
Le Conseil indique également que plusieurs vidéos du prédicateur continuent d’être diffusées et relayées sur les réseaux sociaux, malgré leur contenu jugé contraire aux bonnes mœurs et aux dispositions encadrant la communication audiovisuelle en RDC.
Ce n’est pas la première fois que Jules Mulindwa fait face à des démêlés judiciaires. En 2025, le Tribunal de paix de Makiso, dans la province de la Tshopo, l’avait condamné à douze mois de servitude pénale principale ainsi qu’au paiement de 50 000 dollars américains pour imputation dommageable, injures publiques et diffamation.
L’une des vidéos ayant récemment suscité de vives réactions concerne le débat sur un éventuel changement de la Constitution, une initiative soutenue par une partie de la majorité présidentielle.
Dans cette séquence largement relayée sur les réseaux sociaux, le pasteur s’en prend violemment aux opposants à cette réforme constitutionnelle, utilisant des termes jugés offensants et dégradants.
Jevic Ebondo