La Cenco sur la réforme constitutionnelle : « Nous n’y voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité »

Actualité20 juin 2026

La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) a réaffirmé ce samedi son opposition à toute réforme de la Constitution en République démocratique du Congo, estimant qu’elle ne présente « ni nécessité, ni urgence, ni opportunité ».

Par la voix de son secrétaire général, Mgr Donatien Nshole, l’Église catholique considère que cette initiative pourrait constituer « une rupture du pacte républicain » et soupçonne une volonté d’offrir un nouveau cycle de mandat au président en exercice.

« Nous n’y voyons ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité », a déclaré Mgr Donatien Nshole lors d’une prise de position de la CENCO sur le débat autour de la réforme constitutionnelle.

Pour les évêques catholiques, toute modification des dispositions verrouillées par la Constitution exposerait le pays à de graves risques, notamment celui de la balkanisation. Ils estiment également que la loi sur le référendum récemment adoptée par le Parlement pourrait ouvrir la voie à une remise en cause de matières protégées par l’article 220 de la Constitution.

« Cette loi permettrait une consultation populaire pouvant conduire, en violation de l’ordre constitutionnel, à toucher aux matières intangibles déjà verrouillées », soutient la CENCO.

Cette position rapproche davantage l’Église catholique des partis et plateformes de l’opposition qui dénoncent également toute initiative susceptible de conduire à une révision constitutionnelle.

À l’inverse, certaines confessions religieuses soutiennent l’idée d’un référendum. C’est notamment le cas de l’Église de Réveil du Congo, qui plaide pour une consultation populaire sur la question et se montre favorable à un changement de la Constitution.

Jevic Ebondo

Rechercher
Loading

Signing-in 3 seconds...

Signing-up 3 seconds...