
Un homme a saisi le parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe pour réclamer sa part des biens issus de son mariage célébré sous le régime matrimonial de la communauté universelle des biens avec son ex-épouse décédée en 2024, rapporte une dépêche de ACP consultée mercredi.
Selon la plainte transmise au parquet, le demandeur accuse un frère de la défunte d’avoir pris le contrôle des biens laissés par celle-ci sans tenir compte du conjoint survivant ni des enfants issus du mariage.
« Mon client fut marié à la grande sœur biologique de Monsieur Josué Koko, décédée en 2024. Juste après le décès, ce dernier se fait passer par fraude comme liquidateur, enlevant le conjoint survivant avec ses enfants pour prendre de force le décompte final du decujus à la société Snel, puis a occupé de force la parcelle sise dans la commune de Mont-Ngafula », peut-on lire dans cette plainte citée par l’ACP.
Le demandeur, Richard Ntumba, affirme avoir épousé la sœur de Josué Koko en 2004 sous le régime de la communauté universelle des biens. De cette union sont nés trois enfants.
« Nous nous sommes séparés en 2012, mais le régime matrimonial n’a jamais été liquidé », a-t-il expliqué à l’ACP.
Selon lui, après le décès de son ex-épouse, les membres de la famille de cette dernière auraient engagé des démarches sans l’associer, notamment pour récupérer le décompte final de la défunte à la Société nationale d’électricité (SNEL), où elle travaillait.
Il affirme également que plusieurs parties d’une parcelle située à Mont-Ngafula auraient été vendues par morcellement et que des locataires auraient été installés sans procédure légale.
« Ils se sont réunis en famille et ont pris un faux liquidateur, Josué Koko. Ils m’ont ainsi écarté, ainsi que mes trois enfants », a-t-il déclaré.
Malgré les démarches entreprises par ses avocats pour tenter de résoudre le différend, Richard Ntumba affirme que les loyers des parcelles concernées continuent d’être perçus par les frères de son ex-épouse.
« Ils ont tout bouffé, cet argent. Et non seulement cela, ils ont mis des locataires comme ils veulent et ils perçoivent les loyers », a-t-il déploré.
Le demandeur espère désormais que la justice pourra se saisir du dossier afin de trancher ce litige successoral qu’il estime durer depuis trop longtemps.
En République démocratique du Congo, le régime matrimonial de la communauté universelle des biens implique la mise en commun de l’ensemble des biens acquis avant ou pendant le mariage, quelle qu’en soit l’origine. En cas de décès, le conjoint survivant conserve normalement la moitié des biens de la communauté avant toute succession, rappelle l’ACP.
Rédaction