
À Camp Luka, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa, la dégradation avancée de l’avenue Mahenga complique fortement le quotidien des habitants et perturbe la circulation sur cet axe stratégique reliant plusieurs quartiers de l’ouest de la capitale.
C’est le constat fait mercredi 20 mai par la rédaction d’Authentic360 au cours d’un reportage réalisé dans cette partie de la ville, où usagers, conducteurs et riverains dénoncent l’état de délabrement de cette route communément appelée « avenue Cimetière ».

Cette voie principale part du cimetière de Kitambo, traverse le quartier Camp Luka avant de déboucher sur l’avenue Landu, dans la commune de Selembao. Mais aujourd’hui, plusieurs portions sont devenues difficilement praticables à cause des profondes dégradations observées sur la chaussée.
Sur place, motos et rares véhicules tentent de contourner les trous et les parties complètement endommagées de la route. À certains endroits, la circulation devient presque impossible, surtout après les pluies.

Ce qui alimente davantage la colère des habitants, c’est la récente construction d’un pont sur la rivière Maluku reliant le quartier Sakombi à Camp Luka, sans réhabilitation de l’avenue Mahenga qui permet pourtant d’y accéder.
« Comment pouvons-nous traverser le pont en véhicule pendant que la route censée nous y amener est dans un état de délabrement très avancé ? Voilà pourquoi nous profitons du micro d’Authentic360 pour lancer un cri d’alarme au gouverneur Daniel Bumba afin qu’il pense également à réhabiliter notre route comme il le fait dans d’autres communes de la capitale », déclare un jeune rencontré sur place.

Depuis la détérioration de l’avenue Mahenga, plusieurs véhicules évitent désormais cet axe, compliquant les déplacements des habitants ainsi que les activités commerciales dans le quartier.
Certains riverains disent avoir le sentiment d’être abandonnés par les autorités urbaines, estimant que les efforts de réhabilitation concernent principalement d’autres zones de Kinshasa pendant que Camp Luka continue de faire face à d’importantes difficultés routières.
« Nous espérons que le gouverneur Daniel Bumba répondra positivement à la demande de la population de Camp Luka. Nous sommes aussi des Kinois et nous avons droit à de bonnes routes pour circuler en toute quiétude », affirme une commerçante rencontrée dans le quartier.
Au-delà de l’état des routes, plusieurs habitants évoquent également d’autres problèmes auxquels fait face Camp Luka, notamment les difficultés d’accès à certains services de base et le manque d’infrastructures adaptées.
Face à cette situation, les habitants appellent les autorités provinciales à se pencher davantage sur les réalités vécues dans cette partie de Kinshasa afin de mettre fin à une dégradation qui affecte quotidiennement la mobilité et les activités socio-économiques de la population.
ADK