
Absent de la scène politique depuis plusieurs années, Diomi Ndongala a fait son retour médiatique ce jeudi 21 mai à Kinshasa avec une prise de position centrée sur la crise sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo et le débat autour de la révision constitutionnelle.
Lors d’un point de presse, le président de la Démocratie Chrétienne (DC) a déclaré ne pas être, pour l’instant, ni favorable ni opposé au changement de la Constitution. Selon lui, le pays doit d’abord se concentrer sur la récupération des villes de Goma et Bukavu.
« La priorité, c’est reprendre Goma et Bukavu », a-t-il insisté devant la presse.
Pour Diomi Ndongala, le président Félix Tshisekedi devrait décréter l’état d’urgence sur base de l’article 85 de la Constitution afin de permettre la reconquête des territoires occupés.
L’ancien opposant estime que le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle ne devrait intervenir qu’après le rétablissement de l’autorité de l’État dans les zones sous menace sécuritaire. Il évoque, à terme, la possibilité d’une Constitution de « compromis post-guerre », davantage orientée vers la souveraineté nationale et la résilience après conflit.
Appelant à la cohésion nationale autour des enjeux sécuritaires, Diomi Ndongala rejette également, à ce stade, toute idée de dialogue politique.
Rédaction