Kinshasa : l’avenue Victoire en détresse, les usagers contraints de se débrouiller

Société7 avril 2026

Dans la commune de Kasa-Vubu, l’avenue Victoire est devenue un véritable calvaire pour les usagers et les riverains. Sur le tronçon compris entre les ronds-points Kimpwanza et Gambela, la chaussée fortement dégradée complique la circulation et perturbe le quotidien des habitants.


Rouler sur cette partie devient de plus en plus difficile pour les chauffeurs et les motards. À cela s’ajoute un trou qui s’est progressivement agrandi, perturbant ainsi la circulation des usagers de la route.

Cette artère historique, où est érigé le monument du premier président de la République démocratique du Congo, Joseph Kasa-Vubu, se dégrade au vu et au su des autorités compétentes.

Lorsqu’il pleut, la situation devient encore plus critique. Le trou se transforme en une vaste flaque d’eau, rendant le passage particulièrement difficile.

Pour traverser, les motards coupent leur moteur et avancent très lentement. Certains posent un pied à terre pour tester le terrain avant de s’engager, tandis que certains piétons enlèvent leurs chaussures, marchant prudemment sur les bords pour éviter l’eau stagnante. Seuls les véhicules dotés d’une garde au sol élevée osent franchir cet obstacle.

François, la trentaine, conducteur de moto fréquentant régulièrement ce tronçon, pointe du doigt l’inaction des autorités municipales. « Ce trou existe depuis plusieurs mois. Au départ, c’était un petit trou, mais les autorités sont restées impuissantes. Aujourd’hui, la chaussée est complètement abîmée », explique-t-il.

De son côté, Héritier, gérant d’une boutique de pièces de rechange, évoque un manque de volonté. « Chaque semaine, les agents de l’État passent ici pour percevoir différentes taxes, mais où va cet argent ? Réhabiliter ce tronçon ne demande pourtant pas beaucoup », déplore-t-il.

Même constat pour Evelyne, habitante de l’avenue Victoire depuis plus de douze ans :
« Nous demandons aux autorités de se pencher sur notre situation. Cela dure depuis longtemps. Nous nous plaignons, mais rien ne se fait. Une fois, j’ai vu des ingénieurs venir faire des mesures, mais jusqu’à aujourd’hui, rien n’a été fait », regrette-t-elle.

En attendant une éventuelle intervention, les usagers s’organisent comme ils peuvent : déviations improvisées, passages prudents ou traversées lentes deviennent le quotidien sur ce tronçon.

Tous espèrent qu’une solution durable sera rapidement trouvée pour réhabiliter cette avenue et faciliter la circulation dans cette partie de la ville.

Jevic Ebondo

Rechercher
Loading

Signing-in 3 seconds...

Signing-up 3 seconds...