Kinshasa : Un mariage contesté pour impuissance sexuelle devant la justice

Société23 avril 2026

Le parquet près le tribunal de paix d’Assossa a requis, mercredi, l’annulation d’un mariage célébré en février dernier, évoquant l’impuissance sexuelle du mari, lors d’une audience tenue dans cette juridiction située au centre de Kinshasa. L’information est rapportée par l’Agence congolaise de presse (ACP).

À l’audience, le magistrat du ministère public a demandé au tribunal de faire droit à la requête de l’épouse.

« Nous demandons au tribunal de faire droit à la demande de l’épouse en ordonnant l’annulation du mariage, évoquant le motif d’impuissance sexuelle notoire de son époux. Car depuis qu’ils sont mariés, ils n’ont jamais eu des rapports sexuels », a-t-il déclaré.

Pour étayer son argumentaire, le parquet s’est appuyé sur un rapport médical établi par un médecin de l’hôpital de Monkole. Ce document fait état d’une diminution du volume des testicules du mari, une condition qui « conduirait » à une stérilité, à une baisse de la production de spermatozoïdes ainsi qu’à une diminution des hormones sexuelles masculines.

Poursuivant, le magistrat a soutenu que cette situation expliquerait l’absence de relations conjugales. « On comprend mieux pourquoi l’homme ne ressent pas le besoin d’avoir des rapports sexuels avec sa femme. Étant donné que cette femme n’est pas la sœur de son époux, nous vous demandons, madame la juge, de libérer cette femme pour qu’elle aille consommer le mariage ailleurs », a-t-il ajouté.

De son côté, l’épouse a affirmé devant le tribunal de paix d’Assossa que depuis leur union, il y a deux mois, « son mari ne l’a jamais touchée à cause d’un problème qu’il lui avait caché ». Elle évoque une « erreur sur la personne » et affirme avoir tenté, sans succès, de trouver des solutions. « Il m’a caché ce problème. Nous avons évidemment cherché des solutions mais il a un sérieux problème. Il souffre d’une diminution des testicules avec une varicocèle de grade 2. Que voulez-vous que je fasse ? Que je reste emprisonnée sans pour autant consommer le sexe conjugal ? », s’est-elle interrogée.

La défense du mari s’oppose à cette demande. Les avocats estiment que leur client n’est pas prêt à mettre fin à ce mariage après seulement deux mois, invoquant les investissements consentis pour sa célébration. Ils avancent par ailleurs que « la femme souffre d’un appétit sexuel démesuré ».

Après avoir entendu les différentes parties, le tribunal de paix d’Assossa a pris l’affaire en délibéré et devrait rendre sa décision dans le délai prévu par la loi.

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