
Dans le langage universel du corps et du mouvement, où les frontières s’effacent au profit de la création, « la coopération culturelle entre l’Espagne et la RDC se renforce, notamment grâce à ces groupes congolais qui soutiennent de jeunes talents. J’ai été impressionnée par la qualité des prestations », a déclaré Carmen Díez Orejas, ambassadrice d’Espagne en République démocratique du Congo, à l’occasion de la 15ᵉ édition du festival de danse Me Ya Be.
Organisé à l’École belge de Kinshasa, l’événement a réuni artistes congolais et internationaux dans une ambiance marquée par les échanges interculturels et le partage artistique. Cette édition a notamment été ponctuée par la prestation de la compagnie espagnole Sea of Carla Sisteré, qui a captivé le public par une création contemporaine.
L’ambassadrice a également mis en avant la qualité des partenariats tissés au fil des années avec les acteurs culturels congolais, en particulier dans le cadre de ce festival. Elle a rappelé que l’ambassade d’Espagne collabore depuis plusieurs éditions avec Jacques Banayanga, contribuant ainsi à la promotion des jeunes talents et au rayonnement des arts de la scène.
« Chaque édition propose des spectacles dynamiques et pleins d’énergie. Cette année encore, la présence de jeunes artistes espagnols a permis un échange enrichissant avec les danseurs congolais à travers des ateliers préparatoires », a-t-elle ajouté, insistant sur l’importance de ces espaces de transmission artistique.
Dans cette dynamique, l’ambassade d’Espagne réaffirme sa volonté de soutenir les initiatives locales et d’accompagner les artistes congolais dans leurs projets créatifs, dans une logique d’ouverture et de coopération durable.
Sur le plan artistique, la chorégraphe espagnole Carla Sisteré a présenté Sadness Land, une pièce explorant la perception du bonheur à travers une approche symbolique. « Cette création propose une métaphore : des lunettes à travers lesquelles chacun peut choisir de voir la beauté de la vie… ou non », a-t-elle expliqué, évoquant plusieurs jours de répétition avec son équipe avant la représentation.
Au-delà des performances scéniques, le festival Me Ya Be s’est affirmé comme une véritable plateforme d’échanges entre artistes de divers horizons. Ateliers de danse contemporaine, sessions d’acrobatie, rencontres professionnelles et moments de partage ont rythmé cette édition, renforçant les liens entre les participants.

La danseuse espagnole a également salué l’accueil du public congolais ainsi que la découverte du ndombolo, emblématique de la culture locale. « Chaque groupe possède une énergie unique, un véritable feu intérieur », a-t-elle confié.
Réunissant musique, danse traditionnelle et contemporaine, ainsi que des conférences et débats, cette 15ᵉ édition confirme le rôle du festival Me Ya Be comme un espace de dialogue culturel. Plus qu’un simple événement artistique, il s’impose comme une passerelle entre la RDC et l’Espagne, ouvrant la voie à de nouvelles perspectives de collaboration.
Milka Mayambi