
Le débat autour de la réforme constitutionnelle a franchi une nouvelle étape mardi avec l’adoption, par l’Assemblée nationale, de la proposition de loi fixant les modalités d’organisation du référendum en République démocratique du Congo. Une décision qui ravive les tensions entre la majorité présidentielle et l’opposition.
Adopté par les députés nationaux, le texte a été transmis au Sénat pour une seconde lecture. Il est porté par le député Gaspard Ngondankoy et vise à encadrer l’organisation d’éventuelles consultations référendaires dans le pays.
En réaction, la coalition Article 64 pour la défense de l’ordre constitutionnel (C64), qui regroupe plusieurs forces de l’opposition, a annoncé l’organisation d’un sit-in le 12 juin afin de dénoncer cette initiative parlementaire.
Cette action constitue la deuxième mobilisation de l’opposition contre ce texte, après l’opération « ville morte » organisée alors que la proposition de loi était encore en examen à l’Assemblée nationale.
Le climat politique demeure tendu autour de cette question. Dans les rangs de la majorité présidentielle, l’on estime que le débat sur les réformes institutionnelles est légitime et qu’aucun sujet ne devrait être considéré comme tabou lorsqu’il s’agit de répondre aux aspirations du peuple congolais.
De son côté, l’opposition soupçonne le pouvoir de préparer une révision de la Constitution susceptible de favoriser son maintien à la tête du pays. Une accusation que rejettent les partisans de la réforme, qui défendent la nécessité d’un débat démocratique sur l’évolution des institutions.
Jevic Ebondo