
La paroisse Saint Théophile, à Kinshasa, dans la commune de Kimbanseke, a de nouveau été la cible d’une attaque armée dans la nuit de jeudi à vendredi.
Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, un groupe d’hommes lourdement armés a fait irruption dans l’enceinte paroissiale, semant la panique parmi les occupants.
Si aucune perte en vies humaines n’est à déplorer, le bilan reste préoccupant. L’abbé Jonathan Ntinu a été grièvement blessé à la tête, tandis que plusieurs fidèles laïcs ont également subi des blessures. Les assaillants ont emporté divers objets de valeur avant de prendre la fuite.
Au lendemain de cette nouvelle agression, l’archevêque métropolitain de Kinshasa, Fridolin Ambongo, s’est rendu sur les lieux pour évaluer la situation et exprimer sa solidarité. Dans sa déclaration, il a interpellé les autorités sur leurs responsabilités face à la dégradation du climat sécuritaire.
« Même si nous condamnons ces actes, il est essentiel de s’interroger sur les causes profondes qui y conduisent. La première responsabilité des autorités envers la population reste la garantie de la sécurité », a-t-il affirmé.
Cette attaque n’est pas un cas isolé. Elle survient quelques jours seulement après une première incursion visant la même paroisse au début du mois d’avril.
Cette répétition des violences illustre une tendance inquiétante : l’insécurité semble s’installer durablement dans la capitale congolaise, touchant désormais même des lieux censés être des refuges de paix.
Face à cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer une recrudescence des actes criminels à Kinshasa, appelant à des mesures urgentes et efficaces pour protéger les populations.
Jévic Ebondo